couple gaiDans le journal de Montréal de lundi passé, en première page, on pouvait lire « Plus de couples gais ont des enfants » avec une photo d’un beau bébé (Gustave) et de deux jeunes femmes heureuses et amoureuses.

À l’interieur, on peut lire qu’il y a une hausse fulgurente de familles homoparentales au Québec depuis 2001 (date à laquelle les parents homosexuels ont obtenu les mêmes droits que les parents hétérosexuels). C’est fou quand même de savoir que c’est depuis moins de 10 ans seulement que nous pouvons être reconnu en tant que parents. Comme si, parce que je suis gai, je serais moins apte à éduquer un enfant qu’un autre.

Évidemment, il y a plus de familles avec deux mamans (79%) que de familles avec deux papas (21%). Ce n’est pas vraiment une surprise. On s’entends que déjà, à la base, les lesbiennes ont quelque chose de plus que les gais; un utérus! C’est pas tout ce que ça prends, mais c’est déjà une bonne base. Vous me direz qu’une paire de couilles c’est aussi une bonne base, mais après les 30 minutes de zouing zouing c’est pas mal l’utérus qui fait la job. Je dis ça là, mais je suis plus ou moins sérieux… Ne prenez pas tout au pied de la lettre! Je vois déjà les lesbiennes à ma porte avec des pancartes où c’est écrit « C’est pas plus facile pour nous… À mort GipsyDan! »

couple lesbienne

Un peu plus sérieusement : Les familles homoparentales sont, par définition, une famille comprenant au moins un parent homosexuel et elles peuvent prendre plusieurs forme.

  • Un couple hétérosexuel ont un enfant et se sépare suite au dévoilement de l’homosexualité d’un parent.
  • Une personne ou un couple homosexuel adopte un enfant.
  • Un couple lesbien ou une lesbienne a recours à une banque de sperme (donc avec un donneur inconnu)
  • Une entente de coparentalité entre une lesbienne et un homme gai ou hétéro ou une femme hétérosexuelle et un homme gai, au moyen de techniques de procréation assistée

La dernière option est pour ma part celle qui me parle le plus. J’aimerais un jour, trouver une amie (hétérosexuelle ou lesbienne) qui serait prête à partager les droits et les privilèges qu’un enfant procure. J’aimerais que la mère et son ou sa conjoint(e) soient présents dans la vie de mon enfant autant que moi et mon conjoint bien sûr! Parcontre, la loi ne peut reconnaître que deux parents. Il est là, le « hic »!

Aussi, je ne crois pas que l’enfant serait plus traumatisé pour autant. C’est pas pire qu’une mère hétérosexuelle qui élève son enfant seule parce que le père a quitté ou vice versa. Si l’enfant est bien entouré et qu’il reçoit tout l’amour qu’il mérite en tant qu’humain, pourquoi serait-il plus malheureux qu’un autre??

Vous pensez quoi?

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